Mercedes se faisait jusqu’à présent le héraut sans faille de la propulsion pour le plus gros de ses fourgons. Elle le reste, mais elle infléchit sa position avec l’introduction d’une version traction sur la nouvelle génération du Sprinter, face à la concurrence du VW Crafter / MAN. Cette solution inédite permet de profiter d’un seuil de chargement plus bas de 80 mm (d’où une hauteur intérieure plus importante) et d’une charge utile supérieure d’environ 50 kg par rapport à la traditionnelle version propulsion, naturellement renouvelée, tout comme la version 4×4. Pour cette dernière, il faudra attendre la fin d’année pour la découvrir.

Commande vocale

Extérieurement, le nouveau Sprinter conserve un indéniable air de famille avec l’actuel modèle. La face avant arbore un capot plus plat et des phares horizontaux, autour d’une énorme calandre frappée d’une étoile imposante. Les amateurs du Sprinter ne seront pas dépaysés.

A l’intérieur, la planche de bord reprend largement les codes stylistiques des automobiles de la marque avec les aérateurs ronds et surtout l’énorme console centrale qui accueille le système multimédia. En haut de gamme, le Sprinter peut profiter d’un système high tech MBUX avec un large écran tactile (une autre nouveauté chez Mercedes) de 10,25’’. Le MBUX permet aussi de disposer d’une interface vocale. Il suffit de dire « Mercedes » pour qu’un voix féminine vous réponde et vous interroge en retour sur la nature de votre demande  : destination, informations sur le véhicule, rechercher un morceau de musique, appel téléphonique etc. Déjà à l’oeuvre sur les berlines Mercedes, le système se montre efficace, mais demande un petit apprentissage. Le tarif n’est pas encore précisé…

Des détails à revoir

En comparaison, le reste de l’habitacle est très (trop) classique et certains détails de finition ou l’absence de boîte à gant avec un volet apparaît comme décevante. La composition de gamme n’est pas encore définitive mais tous les Sprinter livrés en France devraient disposer du réglage du volant (multifonctions) en hauteur et profondeur, du verrouillage centralisé, de vitres électriques, d’un verrouillage centralisé, du système de maintien dans la file en cas de coup de vent latéral…

Une boite auto à 9 rapports 

L’implantation du moteur maison 2.2 l  en position transversale – afin de permettre la traction – est réussie. Sur la version 314 CDI essayée (143 ch), le démarrage est assez discret mais, malheureusement, le moteur a tendance à se montrer bruyant en grimpant dans les tours. Idem en ce qui concerne les bruits d’air assez présents au-delà des 100 km/h.

En série, le Sprinter traction est proposé avec une boîte mécanique à 6 rapports, dont le guidage nécessite de bien décomposer les mouvements. En option, il est possible de disposer d’une inédite boîte automatique à 9 rapports sur laquelle nous reviendrons dans un essai complet. Elle devrait ravir les amateurs de véhicules de loisirs.

D’une manière générale, la direction est douce et le confort de suspension satisfaisant. Le modèle L2H2, d’environ 11 m3, devrait être proposer aux environs des 38 400 euros TTC en France. On attend encore la grille complète des tarifs et les caractéristiques détaillés.

Le Sprinter traction est disponible en 2.2 l 113 et 143 ch. Le 177 ch. est uniquement destiné aux versions à tête motrice pour châssis rapporté. Les Sprinter propulsion sont associés aux moteurs en 113, 143 et 163 ch avec le 2.2 l et, en haut de gamme, avec le V6 3.0 l de 190 ch.

 

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