Mieux que le viagra, le Volkswagen Samba fait monter la pression… Alors qu’il fête ses 70 ans, retour sur l’histoire de ce véhicule mythique dont les prix atteignent des sommets…

En 1951, à l’occasion du premier salon IAA de l’après-guerre, Volkswagen présente ses nouveaux véhicules, parmi lesquels un magnifique minibus 8 places « Version Spéciale » aux fonctions exclusives. À l’extérieur, le minibus élégant se présente dans une carrosserie bicolore.

Jusque-là réservées au secteur des omnibus, les 23 fenêtres qui ceinturaient le véhicule, dont les « lanterneaux », faisaient du Combi un véritable «bus de tourisme vitré ». Dans le même esprit, le véhicule était également équipé d’un toit ouvrant coulissant de type accordéon, qui donnait aux passagers arrière l’impression de voyager dans un cabriolet.

Les passagers pouvaient se divertir en musique lors des déplacements en groupe grâce à un poste de radio (modèle « Auto Super ») installé sur le tableau de bord. L’ambiance intérieure se montre assez luxueuse.

D’ou vient le nom ?

Le modèle a d’ailleurs été commercialisé aux États-Unis sous l’appellation Microbus « Deluxe ». En Allemagne, par contre, le constructeur a gardé le nom de « Version Spéciale » puis, à compter de 1952, a opté pour le terme tout aussi sobre de « Modèle Spécial ».

Les clients, eux, se sont vite chargés de lui donner un nom plus tendance, même s’il est impossible de retrouver son origine exacte aujourd’hui. Samba pourrait venir de l’expression allemande « Sonnendach-Ausführung mit besonderem Armaturenbrett » (version toit ouvrant avec tableau de bord spécial) ou peut-être de « Sonder Ausführung mit besonderer Ausstattung » (version spéciale avec fonctions spéciales).

Étant donné l’époque, il n’est pas non plus impossible qu’il ait tiré son surnom de la célèbre danse du même nom. Mais cette appellation n’est pas restée uniquement familière. Dans la grille de prix des Pays-Bas de 1954, le véhicule était officiellement dénommé « Samba ».

La production en série du minibus « Version Spécial » de Volkswagen a débuté le 27 juin 1951 et a pris fin en juillet 1967, avec près de 100 000 unités produites.

Le plus ancien « Samba » connu appartient à un collectionneur de Rhénanie. Le propriétaire possède même la facture d’origine. Par rapport aux prix en vigueur actuellement, les 9 025 DM qui y figurent semblent être une véritable aubaine. Mais il faut savoir que le revenu annuel moyen de l’époque n’était que de 3 579 DM.

Les Combi « Samba » sont plus recherchés que jamais, ce qui se traduit dans les prix de vente… Ces dernières années, les modèles en bon état ont atteint des montants astronomiques lors des ventes aux enchères. Le prix le plus élevé atteint à ce jour pour un « Samba » est de 302 500 dollars (vendu en 2017 par les commissaires-priseurs Barrett-Jackson).

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Pour la vente d’un tel « Samba » « Version Spéciale », la traçabilité de l’historique a une valeur inestimable, car tous les modèles qui prétendent être des « Samba » n’ont pas été produits comme tels.

Une planche de bord pour le moins spartiate…
  • Sa carrosserie était presque toujours bicolore.
  • Il n’était disponible qu’avec la ligne décorative.
  • La longueur totale des baguettes décoratives est de 1 112 cm.
  • Il était toujours équipé d’une horloge sur le tableau de bord.
  • Avec l’option M 130, le modèle sortait d’usine sans lanterneau ou toit ouvrant.
  • Un Samba issue de la période comprise entre juin 1951 et début août 1963 est ce que l’on appelle un 23-fenêtres – la fenêtre coulissante de la porte conducteur est comptée comme une fenêtre.
  • Un Samba de la période comprise entre août 1963 et juillet 1967 est appelé un « 21-fenêtres » – les fenêtres d’angle ont disparu avec l’élargissement du hayon.
  • Le premier Samba n’avait que 18 kW/25 ch.
  • En 1953, le Samba est devenu le premier Volkswagen de type 2 à être équipé d’un véritable pare-chocs arrière.
  • Ce n’est qu’en février 1955 que les fenêtres d’angle en plexiglas ont été remplacées par des fenêtres en verre de sécurité – en Suisse, le modèle était donc parfois appelé le Plexibus.

 

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