Puisque nous sommes contraints à l’arrêt, mais pas à l’immobilisme, c’est le moment de se lancer dans les grands travaux ! Comme Dana & Stéphane, dont nous suivons les aventures au travers de leur site Le Monde de Tikal, prenez soin de votre vieux fourgon aménagé. Première étape, pourfendre la rouille !

Lors de la recherche de son futur van ou pendant l’aménagement de celui-ci, il y a bien un mot qui fait peur, c’est la « rouille » ! Sournoise, elle n’attaque pas seulement les parties les plus visibles, mais se répand dans tous les recoins de nos vans & fourgons. On peut même dire que certains véhicules offrent un terrain plus propice que d’autres.

Malgré tout, selon l’état d’avancement de la corrosion, on peut traiter, stopper, voire même réparer les pièces endommagées pour que finalement le van soit comme neuf !

On vous dévoile les astuces pour éviter les mauvaises surprises lors de l’achat et traiter au mieux les éventuels points de corrosion lors de l’aménagement de votre van ou fourgon. Suivez le guide !

Aux grands maux, les grands moyens… (Photo : Dana Tentea)

1. La rouille : un point à vérifier lors de l’achat de son véhicule

L’examen des papiers et de la mécanique ne fait pas tout. Si vous achetez un utilitaire d’occasion, dans l’idée d’en faire un van aménagé, prenez le temps de vous pencher sous le véhicule pour contrôler l’état du châssis. Deux types de rouille sont à prendre en compte.

a. Rouille perforante ou rouille de surface
L’eau, l’humidité, l’air salin du bord de mer  ou le sel déposé sur les routes durant l’hiver ont des effets peu bénéfiques sur la carrosserie de nos véhicules. La peinture protège la tôle, mais n’empêche pas le temps de faire son œuvre !

·       La rouille de surface : elle se traduit par des points de rouille visibles sur la carrosserie généralement à des endroits stratégiques souvent humides et parfois dénudés de peinture. Ainsi en cas de choc ou de rayures de la tôle, une rouille de surface peut apparaitre. Elle reste rattrapable et facile à traiter si on la prend à temps.

·       La rouille perforante : stade ultime, elle réussit à ronger la tôle et faire de jolis petits trous…

b. Les points du véhicule à vérifier
Quel que soit le véhicule, la rouille attaque souvent aux mêmes endroits, à cause de leur forte exposition aux intempéries, à l’eau et au sel, ou aux projections.

Voici les parties à inspecter lors de la visite d’un véhicule d’occasion, van ou fourgon :

  • 1 – Le châssis exige une attention particulière. En effet, si la rouille attaque la structure, elle peut contredire la sécurité du véhicule et celle des passagers. En conséquence, si le châssis d’un véhicule est grignoté par la  corrosion, alors fuyez !
  • 2 – Le contour des vitres et notamment le joint entre le pare-brise et la tôle. Ces points de rétention d’eau peuvent cacher des points de rouille.
  • 3 – Les bas de caisse et les passages de roues : ces zones sont parmi les plus exposées à la corrosion. N’hésitez pas à vous pencher sous la carrosserie pour vérifier les éventuels dégâts.
  • 4 – Les marches-pieds de cabine : ce sont également des parties sensibles sur les fourgons anciens. L’eau a tendance à s’y infiltrer et à stagner. Ce qui sur le long terme provoque de la corrosion. Il est donc important d’y jeter un œil en soulevant le tapis de la cabine et en examinant directement par l’extérieur le marche-pied (parfois en se contorsionnant sous le véhicule).
  • 5 – Le pot d’échappement : non, il n’y a pas que la carrosserie qui peut être atteinte par la rouille. Compte tenu de son emplacement, le pot d’échappement fait également partie des bons candidats à la corrosion. Même si son traitement ne sera pas identique à celui de la carrosserie, n’oubliez pas d’y jeter un œil !
  • 6 – Enfin le moteur peut également abriter des traces de corrosion : il va sans dire qu’il faudra ouvrir le capot et regarder attentivement ce qui s’y passe !

La rouille n’apparait pas toujours de manière ostentatoire, comme un trou dans la carrosserie. Elle se cache parfois sous forme de cloques ou de bulles dans la peinture, de gonflements de la carrosserie… Ces indices sont alors souvent le signe d’une corrosion sous-jacente. Il faut alors être vigilant, car on ne voit généralement que la partie émergée de l’iceberg !

⚠️ ASTUCE : Pour vérifier s’il y a de la rouille sur une partie de carrosserie qui vous fait douter, prenez un aimant t posez-le sur la zone en question, s’il n’accroche pas, plus de doute, il y a de la rouille ! S’il accroche, la rouille peut être là mais n’a surement pas encore tout attaqué.

Une fois que vous aurez fait le tour du véhicule, traqué la rouille et, après réflexion, acheté ce petit van, vous devrez passer au stade du traitement des points de corrosion.

AVANT / APRÈS ! (Photo : Dana Tentea).

2. Traiter la rouille

a. Traiter les points de rouille en plusieurs étapes
Avant de penser à l’aménagement de votre future maison sur roues, il faut se retrousser les manches et sauter à pieds joints dans la grande aventure du traitement de la corrosion. Rien de très compliqué. Cela reste accessible à tout le monde, même s’il convient de différencier entre les types d’interventions.
Traiter la rouille et la corrosion se fait en plusieurs étapes. Vous avez remarqué des bulles ou des cloques sur la carrosserie ? Probablement les premiers signes d’une attaque de rouille. Il est temps de sortir les outils pour inspecter tout cela.

➡️ Réparer des points de rouille non perforante :
·       Dans un premier temps il est important de délimiter la zone à traiter en couvrant et protégeant le reste de la carrosserie si possible.
·       Dans un second temps il convient de nettoyer et dégraisser la zone atteinte sur le véhicule.
·       Ensuite, il faut poncer la surface touchée afin, d’une part d’ôter la peinture qui peut masquer l’étendue des dégâts, mais aussi d’enlever toute la rouille. L’objectif ? Neutraliser la rouille et mettre le métal à nu au maximum pour qu’il soit bien brillant ! Pour cette étape vous aurez besoin d’une brosse de décapage, d’une disqueuse à lamelles et d’une toile abrasive.
·       N’hésitez pas à polir les contours de la zone poncée pour faciliter les étapes suivantes.
·       Ôtez la poussière avec un chiffon propre et nettoyez la zone.
·       Une fois la rouille ôtée, appliquez un convertisseur de rouille sur la zone dégraissée. Ce produit sert à stopper la progression de l’oxydation en isolant l’acier de l’air et de l’humidité.
·       Vous pouvez ensuite mastiquer et lisser les creux et les éventuelles irrégularités pour rendre la surface bien plane avant l’étape suivante. Posez ensuite un apprêt époxy de type Ecar EF500 antirouille qu’il faut mélanger avec le durcisseur EH500. Performant, offrant un grand pouvoir couvrant, il prépare le support à la peinture.
·       Enfin, appliquer la peinture et un verni de finition sur la zone traitée.

➡️ Réparer des points de rouille ayant entrainé un trou dans la carrosserie. Ici le travail sera plus long et plus couteux. Mais tant que le châssis n’est pas atteint, tout est a priori récupérable !

Toutes les étapes précédentes restent valables.  La difficulté sera ici de remplacer la tôle malade en élargissant légèrement la découpe sur la tôle saine afin de faciliter le travail. N’oubliez pas par la suite de traiter toute la zone avec un traitement antirouille avant de reconstituer la partie endommagée soit avec de la résine si la zone le permet soit en soudant une nouvelle partie de carrosserie (oui on vous a dit que c’était plus long…). Evitez autant que possible le recouvrement de tôles et préférez le bord à bord.

N’hésitez pas à demander conseil auprès d’un professionnel, les carrossiers sauront rapidement vous donner un état des lieux des travaux à effectuer et du coût.

Très exposés aux projections de gravillons et à l’eau, les marche-pieds sont très sensibles à la corrosion. A vérifier régulièrement. (Photo : Dana Tentea)

b. Entretenir la carrosserie pour éviter que la rouille n’apparaisse
La rouille arrive avec le temps, plus ou moins rapidement selon le milieu dans lequel on évolue (bord de mer, air salin, humidité…) et selon la vitesse à laquelle la peinture d’origine se dégrade.

Il est alors important de prévenir les maux et entretenir au mieux la carrosserie et la tôle de son véhicule. Pour ce faire, pas de secret, il faut en prendre soin !
–        Lavez votre véhicule régulièrement si vous vivez en bord de mer, pour ôter les résidus de sel éventuels et l’hiver pour éviter que la corrosion n’attaque les bas de caisse ou les passages de roues
–        Traitez rapidement les éventuels accros de carrosserie afin d’éviter l’apparition de la rouille en cas d’éclat de la peinture.
La corrosion est un des effets du passage du temps, mais elle peut donc être retardée en prenant le temps de prendre soin de son véhicule ! Enfin, n’oubliez pas que tant que le châssis n’est pas atteint, tout reste réparable. Ce sera finalement une question de budget !


apprêt époxy Ecar EF500

Si vous devez engager des travaux de rénovation sur la carrosserie de votre fourgon aménagé, vous devez respecter scrupuleusement les étapes et les recommandations d’application des produits utilisés (températures d’emploi, temps de séchage, dépoussiérage, dégraissage…). Le résultat final en dépend. Parmi la gamme de produit, la primaire anti-corrosion a un rôle crucial : favoriser l’adhérence des couches supérieures, mais aussi apporter une bonne protection contre la corrosion. Il en existe un grand choix sur le marché. Nous avons utilisé un apprêt époxy Ecar EF500 qui offre de bonnes caractéristiques d’adhésion et de remplissage et accepte toutes les couches de finition. Il doit être mélangé sans diluant avec le durcisseur EH500 dans un rapport en 1:1.  D’une manière générale, évitez de programmer vos opérations de restauration de carrosserie les mois d’hiver, plus humides et donc plus oxydants. De plus, les basses températures augmentent les durées de séchage de nombre de produits ! Typiquement, en dessous de 10°C, point de peinture !

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