La première étape concerne la mécanique. Un essai routier est indispensable, moteur froid puis chaud. Une attention particulière doit être portée aux boîtes automatiques, qui équipent souvent les VW T5 et Mercedes Viano (DSG sur VW ou 5G-Tronic chez Mercedes), dont l’entretien est crucial (vidange tous les 60.000 km environ). Les passages de rapports doivent être fluides, sans à-coups ni patinage. Sur les boîtes mécaniques, surveillez les vibrations à l’accélération, l’embrayage qui patine ou des vitesses qui passent moins facilement. Le freinage doit être franc, sans vibrations au volant ni bruit excessif à basse vitesse. Pensez aussi aux pneumatiques, souvent oubliés : une usure irrégulière peut révéler un défaut de géométrie ou de suspension.

La longévité d’un véhicule dépend moins de son âge ou de son kilométrage que de la qualité de son entretien, de l’anticipation des réparations et du respect de la mécanique.
D’une façon générale, surveillez d’éventuelles fuites d’huile, l’état du circuit de refroidissement et l’historique des vidanges et, plus globalement, de l’entretien. « Disposer d’un carnet d’entretien suivi est le minimum requis », souligne Gaëtan Guillou, fondateur de Van Lovers, spécialiste de vans aménagés d’occasion dans le Finistère. « Ensuite, il faut intégrer qu’il y aura forcément des frais à plus ou moins long terme sur un véhicule de cet âge. L’enjeu est donc de trouver un véhicule avec le meilleur suivi possible pour réduire le risque ».
Un bon véhicule d’occasion est souvent celui dont :
- La distribution a été faite dans les délais (temps et kilométrage),
- L’embrayage, les freins ou les amortisseurs ont été remplacés avant d’être hors d’usage,
- Un vendeur capable d’expliquer précisément l’état mécanique de son véhicule est un signal positif.

La carrosserie est le second point clé. Inspectez minutieusement la structure du fourgon, sans oublier le dessous des portes, à la recherche des points de corrosion. Les trous provoqués par la rouille perforante agissent comme un signal d’alarme. Attention, prudence !
Regardez l’alignement des ouvrants et les différences de teinte, signes possibles d’accident. Sur les vans à toit relevable, contrôlez les joints périphériques, sans oublier l’état général de la toile : absence de déchirures, coutures saines, fermetures éclair fonctionnelles et aucun signe d’humidité sur le matelas ou le ciel de toit. Sur les fourgons à réhausse rigide, surveillez bien l’intégrité des joints ceinturant les lanterneaux, car ils se dégradent et se fissurent avec le temps et les variations de températures. Normalement, c’est un point vérifié par les professionnels lors des contrôles périodiques de la garantie étanchéité. D’où l’importance d’en surveiller la régularité sur le carnet d’entretien.
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L’aménagement intérieur doit ensuite être testé dans son intégralité. Le réfrigérateur, à compression ou tri-mixte (12 V, 230 V, gaz), doit produire du froid dès le démarrage. Testez chaque prise, l’éclairage, le chargeur 230 V et l’état de la ou des batteries auxiliaires, dont la durée de vie peut aller de 5 à 10 ans. Vérifiez la pompe à eau, les robinets, l’étanchéité des réservoirs et la date de validité des équipements gaz. Les banquettes coulissantes, rails et sièges pivotants doivent fonctionner sans forcer. Sur les fourgons, inspectez bien le plafond, quitte à retirer les spots, qui peut contenir de l’humidité, voire de l’eau à la suite d’infiltrations par les lanterneaux. Les planchers doivent aussi être rigoureusement inspectés comme les bacs de douche, parfois mal jointés ou fissurés. L’eau s’infiltre ainsi dans le plancher et attention les dégâts !
Enfin, exigez un dossier administratif complet : carnet d’entretien, factures, contrôle technique récent et conformité carte grise.








