Fourgons & vans de légende : le James Cook Westfalia

Le nom James Cook, emprunté au célèbre navigateur du 18e siècle, est devenu celui d’un fourgon aménagé de légende. Développé sur Mercedes en 1977 par Westfalia, puis reconduit au fil des évolutions du Sprinter, ce grand modèle est le premier à avoir associé une salle d’eau et une rehausse de toit rigide. Porté par une belle notoriété, le James Cook va ouvrir la voie à une nouvelle génération de fourgons modernes. Après trois décennies de succès, le James Cook s’offre une seconde naissance dans une version 2019 avec slide-out.

Le premier James Cook aménagé en 1977 par Wesfalia sur le nouveau porteur Mercedes-Benz TN/T1 apparu la même année.

En 1976, le bureau d’études Westfalia réalise les premières esquisses d’un fourgon baptisé James Cook, avec toit surélevé et un aménagement révolutionnaire. C’est un changement d’époque, après les années de collaboration avec Volkswagen et son célèbre Combi, Westfalia se tourne vers une nouvelle base Mercedes-Benz T1. Le Combi va se faire doubler par une nouvelle génération de fourgons au niveau de confort et de sécurité supérieurs. Le James Cook marque le basculement des années hippies aux années 80, et l’entrée dans l’ère moderne des fourgons tôlés aménagés en camping-cars.

Westfalia présente le James Cook en 1977, greffé sur le tout nouveau Mercedes TN/T1 et proposé dès son lancement en version 4 cylindres diesel (2,4 l, 65 ch) ou essence (3 l, 85 ch). Ce qui le caractérise au premier coup d’œil c’est son toit surélevé qui culmine à 3,10 m, autorisant une hauteur intérieure de 2,20 m. Avec son habitabilité à toute épreuve, le James Cook (5,24 m) devient le compagnon favori des grands voyageurs.

Wesfalia inaugure une nouvelle catégorie de fourgons à deux étages, le James Cook offre une grande liberté de mouvement et des équipements d’avant-garde.

A bord l’espace de vie se révèle très spacieux avec une dînette qui se compose d’une longue banquette latérale (192 cm), côté porte coulissante 2 sièges se font face. Le constructeur annonce « 5 vraies places, de jour comme de nuit ». En roulant un siège peut être tourné face route, la nuit la dînette se transforme en grand couchage (192 x 168 cm), tandis qu’à l’étage le lit de pavillon s’escamote tel un tiroir, offrant un couchage pour deux (197 x 130 cm).

Le premier fourgon avec cabinet de toilette

A l’arrière se concentre la zone des services avec un aménagement digne d’un camping-car : bloc cuisine, salle d’eau et rangements. La cuisine transversale offre un espace de travail étendu, et aéré par la proximité de la porte arrière. La salle d’eau occupe l’angle à l’arrière du fourgon, à l’instar du toit sa conception est une structure monocoque résistante. Westfalia revendique un cabinet de toilette  « construit comme un bateau et tout aussi étanche, entretien quasi nul et jamais d’odeur ».  A l’époque Westfalia est aussi le seul aménageur en Europe à pratiquer le crash-test, épreuve passée avec succès par le James Cook. Ses équipements et sa robustesse vont asseoir sa réputation, la première génération de James Cook sur Mercedes T1 (1977 – 1995) va séduire de nombreux camping-caristes.

 

L’implantation évolue en 1986 avec la suppression de la porte arrière au profit d’un bloc cuisine de taille réduite, relégué à l’arrière du fourgon, d’une penderie d’angle et de placards latéraux. Une baie est conservée laissant la visibilité depuis le rétroviseur. A l’avant la banquette latérale est remplacée par deux banquettes face à face dont l’une pivote face route. La dinette est convertible en couchage aux dimensions réduites (190 x 123 cm), le couchage supérieur s’élargit (190 x 140 cm). La déco intérieure juxtapose ambiance claire et velours gris des banquettes.

Montée en gamme sur le Sprinter

 

 

Le James Cook II (1996 – 2006), voit le jour sur la nouvelle plateforme Mercedes Sprinter 312D. Plus grand (L 5,58 x h 3,15 m), son profil avancé au-dessus de la cabine surprend les puristes. Mais les performances du Sprinter, la nouvelle implantation et l’irréprochable qualité de construction, vont perpétuer le mythe. Le JC II s’émancipe de la deuxième banquette pour n’en conserver qu’une, face route, transformable en lit 195 x 128 cm. Le nouveau toit offre une plus grande dimension au lit de pavillon (200 x 155 cm) et s’équipe de baies latérales. Le plus grand changement intervient à l’arrière avec un cabinet de toilette sur la largeur, intégrant un WC à cassette, la cuisine en L prenant appui derrière la banquette.

A l’image de ce modèle Mercedes Sprinter 316 CDI de 2003, le James Cook a largement influencé l’ère moderne des fourgons aménagés tout confort.

En 2004 le James Cook part à la conquête des États-Unis, sous l’appellation “Dodge Sprinter Westfalia” il sera distribué par le constructeur des mythiques caravanes Airstream. La troisième génération (2006 – 2012) profite de la nouvelle version du Sprinter pour revenir au plan d’origine. L’accès se fait à nouveau par les portes arrière, un couloir sépare le cabinet de toilette d’un côté, et le bloc cuisine transversal de l’autre. Moins compact (L 5,91 m x h 3,20 m), le JC III offre des niveaux de confort et d’équipements très haut de gamme.

2019 : 3 versions avec slide-out électrique

Suite au rachat de Westfalia par Rapido en 2010, le groupe lance une refonte totale du catalogue et stoppe momentanément la production du James Cook en 2012. Une interruption salutaire qui va permettre au James Cook de faire un retour tonitruant en 2019. Pour les 175 ans de la marque, Westfalia relance non pas 1 mais 3 James Cook. Trois modèles de 5,93 m de long équipés d’un slide-out électrique, une extension de carrosserie qui déploie un immense couchage à l’arrière (207 cm x 142/170 cm).

Greffé à la dernière version du Sprinter (type VS30), disponible en propulsion ou 4×4, le James Cook quatrième génération se décline en 3 versions : JC avec rehausse fixe (hauteur 3,37 m), JC avec toit relevable et, plus surprenant, un JC “classique” sans couchage supérieur. Le mythique James Cook se réinvente, bien ancré dans son époque et nos besoins de modularité, tout en préservant son aménagement stylé, son mobilier d’avant-garde, et toujours fidèle au porteur Mercedes. Héritage du passé, excellence du présent, c’est bien connu, les légendes ne meurent jamais…

 

> > > Voir : James Cook 2019, de multiples configurations sur Mercedes Sprinter

Le James Cook vintage en résumé

✅  Les Plus :

  • Une hauteur intérieure record de 2,20 m !
  • Mécanique du moteur Mercedes réputée increvable
  • Agencement optimisé et spacieux, confort de circulation intérieur
  • Grandes dimensions de la cuisine et de la chambre haute
  • Qualité de la fabrication et des matériaux : équipements, mobilier, toit…

⛔️  Les Moins :

  • Premier moteur OM 616, 4 cylindres 65 ch, bruyant et peu puissant (JC I)
  • Esthétique extérieure discutable du profilé proéminent (JC II)
  • Pièces de rechanges difficiles à trouver

« Une organisation de l’espace super bien pensée et un moteur très robuste »

Marianne et Kim affectionnent depuis toujours la vie nomade et les voyages. L’histoire de ce jeune couple de 29 ans a commencé à bord de leur James Cook Westfalia, avec lequel ils font le tour de l’Europe depuis 2 ans (“Voyage à plein temps”). Ils nous parlent avec passion de leur fourgon, un Mercedes Sprinter de 1997, baptisé Néovan (Nez-au-vent).

Le choix d’un James Cook s’est vite imposé dans la recherche d’un fourgon, d’une part il n’y a pas beaucoup de modèles adaptés à des grandes tailles (Kim mesure 1,97 m, NDLR) et c’est un véhicule qui a très bonne réputation. Le moteur est fiable, très robuste, bien entretenu il peut tenir des années, et l’aménagement intérieur est de très bonne qualité pour l’époque.

On a acheté notre James Cook en Belgique il y a 2 ans, avec 188.000 km au compteur, c’est un Mercedes Sprinter 312D de 1997. Hormis quelques retouches de déco, il n’a nécessité aucune restauration, à l’intérieur tout est d’origine. Le chauffe-eau, le chauffage sur gazole Eberspächer, le frigo… tous les équipements ont 22 ans et fonctionnent comme au premier jour !

Ce qu’on apprécie le plus c’est l’organisation de l’espace qui est super bien pensée. Le James Cook est un véritable petit appartement bien agencé : salon à l’avant, avec table amovible et banquette transformable, grande cuisine en L au centre, et salle d’eau indépendante à l’arrière. Et ce n’est pas tout : chambre à l’étage avec beaucoup d’espace, on y dort dans la longueur et bien isolés des regards extérieurs. Et côté rangement, rien à redire, il y en a partout.

Comme tous les anciens fourgons, les problèmes majeurs se concentrent sur la carrosserie, attaquée par la rouille, notamment au niveau du bas de caisse, surtout pour ceux qui ont roulé sur des routes salées.

Ce qui fait défaut sur cette deuxième génération de James Cook, c’est l’absence de ventilation intérieure pour évacuer la condensation. Également l’isolation des parois et plancher quasi nulle, heureusement compensée par un chauffage efficace. C’était clairement des fourgons prévus pour l’été. Il faut noter aussi les difficultés à trouver des pièces de rechange, et la documentation d’époque exclusivement en langue allemande !

Heureusement, le moteur Mercedes 5 cylindres 122 ch est là pour faire oublier les rares défauts de notre James Cook. Nous conseillons de bien l’entretenir, de faire les vidanges régulières du moteur. Avec 230.000 km parcourus et une consommation de 11 litres au cent, on peut compter sur lui pour nous amener sur les routes d’Europe, et bientôt dans les pays de l’Est. Nous comptons aussi sur les formidables solidarités via les réseaux sociaux qui nous permettent de bénéficier d’entraides sur certaines avaries, et surtout de faire de belles rencontres.

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